Alors qu’avec un plan d’épargne-retraite (PER), l’épargnant bénéficie d’une déduction fiscale de ses versements, il profite, avec l’assurance-vie, d’une disponibilité de ses fonds, explique Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales à l’Union financière de France (UFF).
Premier critère-clé pour choisir entre assurance-vie et plan d’épargne-retraite individuel (PERin) : la disponibilité. Si l’investisseur souhaite disposer librement des fonds placés durant la phase de constitution de son épargne, la première option est la bonne, le PERin étant totalement indisponible jusqu’à ce que l’investisseur ait l’âge de prendre sa retraite, sauf en cas d’accident de la vie ou d’acquisition de la résidence principale.
En revanche, si l’indisponibilité des fonds n’est pas une difficulté, et que l’épargnant souhaite, tout en préparant sa retraite, profiter d’un avantage fiscal à l’entrée, le PERin peut s’avérer la bonne réponse. Il est en effet possible de déduire de ses revenus imposables les versements effectués sur un PERin, dans la limite des plafonds autorisés.
Plus la tranche marginale d’imposition est élevée, et plus l’économie d’impôt le sera aussi. L’effet de levier lié à l’économie d’impôt rendra généralement le PERin financièrement plus intéressant que l’assurance-vie, même en cas d’objectif de transmission au décès.
Cependant, peu avant ses 70 ans, il sera nécessaire d’établir un bilan successoral, afin de vérifier s’il est préférable de conserver son PERin ou d’envisager une autre solution pour sa transmission.




















